Femmes russes de Saint-Petersburg: Rencontres avec belle jeune femme russe, polonaise, rencontres en Russie, Ukraine, Lettonie, Belarus, Pologne.
May 2, 2008 • Rencontre et mariage, Société
L’insondable mystère de la femme russe
La princesse Olga de Kiev fut la première souveraine chrétienne de la Russie au IXe siècle. Elle est béatifiée et vénérée, malgré une cruauté inouïe envers ses ennemis. Catherine II fut une tsarine aux dizaines d’amants, qui correspondait avec Voltaire et Diderot mais introduisit le servage en Ukraine. Alexandra Kolontaï fut la première femme ambassadeur de l’URSS, après avoir été une militante féministe qui estimait, au moment de la révolution, qu’on pouvait « faire l’amour comme on buvait un verre d’eau », et qui le faisait… Les femmes des insurgés décabristes (ou décembristes), ces jeunes nobles militaires contaminés par la Révolution française (et qui ont osé
réclamer une constitution au tsar Nicolas I er ), ont fait l’admiration de toute une époque en voulant accompagner leurs maris déportés en Sibérie. Toutes ces femmes de tête ont marqué l’histoire de la Russie et sont des références loin d’être oubliées aujourd’hui.
L’aspiration impossible à l’éternel féminin
La poésie d’Anna Akhmatova, sans doute la plus grande poétesse russe dans la première moitié du XXe
siècle, peut aider à saisir l’aspiration à l’éternel féminin, qui se baptise volontiers « sexe faible »
mais dissimule mal une passion et une ténacité dans le sentiment amoureux mais aussi les autres,
dont bien peu d’hommes (russes ?) sont capables avec autant de continuité. Nadejda Mandelsiam,
femme du poète disparu dans les camps dans les années 1920, a attendu 50 ans pour livrer les
textes de son mari qu’elle avait appris par cœur et se répétait en secret tous les jours dans les pires
circonstances. La femme russe personnifie cette capacité d’endurance et de patience qui étonne et
agace tant l’Occidental chez les Russes. Et c’est vrai que face aux épreuves qui ne manquent pas, la
femme russe supporte et attend. Seulement, pas comme Pénélope. Comme cette dernière elle résiste,
mais elle fait aussi marcher tout le pays. L’absence des hommes, massacrés à la guerre ou dans les
camps staliniens ou simplement décimés et mis hors d’état de faire quoi que ce soit par l’abus de
vodka, la met au premier plan.
Ce sont les femmes qui ont reconstruit le pays, au sens propre du terme, au lendemain de la
Seconde Guerre mondiale. D’où ces images de femmes trimbalant des parpaings sur les chantiers
de construction.
Rêves de femmes
En fait, la femme russe savait déjà tout faire avant en tirant les ficelles des hommes marionnettes
dont elle laissait la vanité s’exercer aux jeux du pouvoir social. Les petites annonces matrimoniales,
qui aujourd’hui vantent le caractère docile et bonne ménagère de jeunes femmes slaves cherchant
des maris dans des pays riches, ne sont pas contradictoires. Cet aspect est authentique.
Et c’est vrai qu’en ce domaine aussi, les femmes russes ont pris les choses en main face aux
difficultés économiques en se coulant dans le naufrage moral environnant. Le nombre de femmes patrons est en progression rapide.
Et rêves d’hommes
Les aspirations à l’éternel féminin tel que chanté par Akhmatova ou Marina Tsvetaeva, elle aussi poétesse,
s’avèrent inaccessibles face à la vie quotidienne. Déçue ou insatisfaite, la femme quitte sa peau de jeune
fille romantique et sentimentale. C’est pourtant celle-ci qui fait aussi rêver l’homme russe, comme
en témoignent les personnages immuables de Natacha Rostova dans Guerre et Paix de Tolstoï ou de
Tatiana Larina d’Eugène Onéguine chez Pouchkine. Ce nouveau paradoxe russe est sans doute le plus
fondamental, finalement.
Terre mère et matriarcat
La Russie est assimilée à la petite mère (matouchka Rossia) dans l’imaginaire et le patriotisme
collectif. Le culte de la Vierge y prend une place particulière, qui doit beaucoup sans doute à
l’ancien culte de la déesse mère, qu’on appelle plutôt Terre mère. La plupart du temps, on estime
que la Russie vit pour une large part sous le régime du matriarcat. Ce n’est pas évident, quand on
voit dans un foyer des attitudes masculines depuis longtemps oubliées en Occident. Et pourtant,
c’est souvent Madame qui commande quand l’invité de passage a le dos tourné. L’histoire récente,
riche de guerres, de massacres et de déportations, a nettement renforcé les choses. Selon les
hommes, souvent accusés d’être démissionnaires, c’est ce matriarcat des mères et surtout des
belles-mères qui explique l’éclatement des familles russes. L’aspiration affirmée des femmes
russes à l’épanouissement par la vie de famille est remise en cause par les femmes elles-mêmes.
En exerçant un pouvoir excessif, elles déresponsabilisent l’homme qui s’empresse de démissionner
et de plonger dans la bouteille. Elles font voler en éclats cette cellule familiale à laquelle elles
croient tant tenir, en réduisant trop vite l’une de ses composantes à néant.
Mais au fait, pourquoi sont-elles si belles ?
Difficile de ne pas relever (avec agacement ou ravissement, c’est selon !) la forte densité de
très jolies filles dans les rues de Moscou, de Saint-Pétersbourg et d’ailleurs. De grands
spécialistes masculins de bars à bière (pivnoïbarou café du commerce en version française)
attribuent cette abondance de beauté à la génétique. La variété et la richesse des gènes de
beauté féminine a été mieux préservée en Russie, car ce pays n’a pas connu au Moyen Âge la
Sainte Inquisition et la carbonisation systématique des sorcières. Ces dernières, contrairement
aux représentations qu’on s’en fait selon l’histoire revue et corrigée, n’étaient pas du tout des
horreurs aux nez crochus avec loupes et grains de beauté poilus. La plupart, assurent toujours nos
spécialistes de comptoirs russes, étaient au contraire de belles jeunes femmes fort attirantes qui
ne laissaient guère les messieurs indifférents. Du coup, en Occident, leurs épouses installées,
soucieuses de ne pas les laisser courir le guilledou et risquer de dilapider les deniers chèrement
acquis, jugeaient bon de dénoncer à la vindicte des inquisiteurs ces rivales trop bien pourvues…
Sur plusieurs générations, les flammes ont ainsi compromis la biodiversité et clairsemé les rangs
des beautés en Europe occidentale… L’histoire vous vaudra un certain succès, mais on ne garantit
pas sa véracité historique… ni génétique.